29e ÉDITION DE BABY CHAMPION : UNE MACHINE ORGANISÉE PRÊTE À BROYER LES FUTURS ÉLITES DU TAEKWONDO
Libreville, 18 juillet 2026 (Cafesportplus.ga) – La 29e édition de Baby Champion est loin d’être l’une des plus grandes réussites depuis que le Grand Maître Fulbert Ollomo Edzang a légué la présidence de l’organisation à une toute autre équipe dirigeante. Aujourd’hui, c’est le plus grand nombre d’athlètes inscrits qui inspire les organisateurs, question de renflouer les caisses en mettant une croix sur une meilleure organisation. Pour couronner le tout, plusieurs jeunes athlètes pourtant prêts à monter sur les tatamis ont été tout simplement écartés pour des motifs erronés du style : « lors de l’appel pour le début du combat vous n’étiez pas là ».

Lecture.
La compétition de taekwondo dédiée jadis à la détection et à la formation des talents de 4 à 14 ans ressemble depuis quelques éditions à une épreuve qui vise à promouvoir la médiocrité au détriment du mérite sur les tatamis.
Comment comprendre que le comité d’organisation de la compétition élimine de petits enfants dont les parents se sont ruinés pour payer les droits d’inscription, au motif qu’aucun enfant n’a pas répondu à l’appel pour monter sur les tatamis ? Alors qu’en réalité, tous les enfants concernés n’ont jamais fait l’objet d’un appel à combattre.
Un groupe constitué de juges-arbitres qui ont pour mission de détruire le taekwondo chez les enfants.
Cette pratique est monnaie courante dans le taekwondo et de façon générale dans le sport gabonais.
Des arbitres censés être impartiaux brillent par des jugements jugés scandaleux durant les compétitions. Il n’est pas rare qu’un athlète qui a fait correctement son combat avec les meilleures notes, arrivé à la table des officiels, ces derniers le déclarent battu. Allez-y comprendre : pour un enfant de 4 voire 7 ans qu’on a gardé toute la journée de 7 heures à 19 heures sans combattre alors qu’il est présent, on le déclare de façon arbitraire battu.
Cette mascarade doit s’arrêter, au risque de mettre en péril les efforts des parents et dirigeants qui s’investissent dans cette discipline.
Baby Champion aurait désormais les allures d’un cartel mis en place pour tuer les talents au lieu de faire la promotion du taekwondo.
Depuis l’ère du Grand Maître Fulbert Ollomo Edzang, jamais cette compétition n’a connu de telles difficultés organisationnelles.
L’appât du gain et des victoires frauduleuses sont désormais la marque de fabrique des nouveaux composants de Baby Champion, sans omettre des arbitres qui sont à la fois dirigeants et coachs des clubs en lice. Ça doit changer.
Par Xavier Perez

