AFROCAN 2026 : LES PANTHÈRES BASKET LIVRÉES À ELLES-MÊMES !
Libreville, 7 octobre 2026 ( Cafesportplus.ga)-Du 10 au 12 octobre 2026, la sélection nationale Gabonaise de basket-ball doit prendre part à l’Afrocan à Douala, au Cameroun. À quelques jours du départ , c’est le système D qui prime à Libreville. Les dirigeants de la fédération sont livrés à eux-mêmes pour subvenir aux besoins des Panthères . Du jamais vu !
On se croirait revenu à l’époque antique où il fallait se débrouiller pour exister. Même si à l’époque cette pratique était loin d’être la norme, les autorités compétentes faisaient tout pour que le nom du Gabon ne soit pas écorné, encore moins souillé face à ses adversaires.

Le sport gabonais traverse une longue traversée du désert, d’abord sur le plan des infrastructures, avec une absence totale de vision tournée vers l’avenir et un manque criant de politique managériale.
Penchons-nous sur le basket-ball. La balle orange gabonaise a brillé dans les années 90 avec des noms comme Fabrice Nollet, Marius Assoumou Kemp et bien d’autres. Les écuries qui ont fait vibrer le gymnase Omar Bongo, à l’image de Capo, Anges ABC, Ndzimba, et qui ont porté haut le drapeau du pays hors de nos frontières, ne sont plus aujourd’hui que l’ombre d’elles-mêmes.
À cette époque, le Gabonais pouvait parler droit dans les yeux aux ressortissants de la sous-région sans fléchir, car nous disposions d’une identité sportive reconnue et respectée.
Les années passent et les époques changent. Si ces anciennes gloires sont restées aux côtés de la jeunesse, c’est uniquement pour transmettre leur savoir-faire. Un passage de témoin qui ne peut se faire sans l’accompagnement de l’État.
Pourtant, depuis plusieurs mois, le calendrier des compétitions de la sélection nationale de basket-ball est connu.
Aujourd’hui, la sélection serait abandonnée et les conditions de préparation liées à sa participation à l’Afrocan sont exécrables.
« Le groupe s’entraîne au gymnase du lycée Paul Indjedjet Ngondjout, une infrastructure sportive qui est loin d’obéir aux standards internationaux. Ce mercredi, nous allons délocaliser nos séances d’entraînement du côté du plateau sportif des Charbonnages. Nous sommes obligés de nous cotiser entre staff technique et bureau fédéral afin de trouver les moyens de transport pour que les athlètes participent aux entraînements. Il en est de même pour les packs d’eau et autres équipements. Avec une telle préparation, sans regroupement des athlètes, quel pourrait être notre rendement à Douala ? » s’interroge un dirigeant ayant requis l’anonymat. « Tout est réuni pour que le Gabon fasse une piètre prestation. Nos adversaires, le Cameroun et le Congo, sont dans de bonnes conditions de préparation et nous, ici, on tire le diable par la queue. »

Voilà à quoi le sport gabonais est réduit. On s’empresse toujours de délivrer des titres de transport aux délégations sans s’assurer de leur confort durant la préparation. Avec une telle improvisation gangrenée par un amateurisme au goût amer, il ne faut s’attendre à rien de mieux, sauf miracle.
Par Xavier Perez

