OMNISPORTS : LES IMPAYÉS DU MINISTÈRE DES SPORTS

OMNISPORTS : LES IMPAYÉS DU MINISTÈRE DES SPORTS

Libreville , le 9 décembre 2024 (Cafesportplus.ga(2024). Ne plus verser les primes de servitudes aux délégations affectées pour servir le pays lors des sorties officielles des sélections nationales devient récurrente depuis l’avènement du CTRI. Et on n’ est en même de s’interroger si certaines personnes désignées pour accomplir lesdites tâches nageaient à contre-courant de la politique sportive mise en place par le Chef de l’État Brice Clotaire Oligui Nguema.

La recrudescence des impayés du ministère des sports à l’endroit des fédérations sportives est légion et plus qu’une gangrène au Gabon .

Les exemples ne manquent pas et on peut les citer pêle-mêle au cas par cas ‘ participation au championnat d’Afrique de taekwondo, championnats du monde de judo , championnat d’Afrique de judo , la sortie de la fédération Gabonaise d’athlétisme au Cameroun en juin dernier, la 5e et 6e journées des éliminatoires de la CAN 2025, championnat d’Afrique de Ju-jitsu Maroc 2024 ‘‘. Les athlètes et encadrements techniques convoqués pour défendre les couleurs du Gabon sont très souvent réduits à la mendicité faute de liquidité dans les poches des athlètes .

Pour obtenir gain de cause auprès de l’autorité compétente , les athlètes sont souvent obligés d’observer de mouvement de grève en interne et à la veille des grands rendez-vous internationaux . Nous avons encore en mémoire le mécontentement des athlètes gabonais à la veille de la tenue des Jeux Olympiques , Paris 2024 . Il aurait fallu la descente sur le terrain du Chef de l’État Brice Clotaire Oligui Nguema pour décanter la situation , alors qu’un budget avait été mis à la disposition de nos ambassadeurs .

Bref , Si l’état fait souvent des efforts pour trouver les moyens à travers son partenaire Omed voyage, afin d’assurer le nécessaire ‘ hébergement, transport et restauration ‘ il n’en demeure pas moins que beaucoup de choses restent à faire.

Les athlètes qui au péril de leur vie laissent très souvent leurs familles sans moyens de subsistance au motif que le ministère des sports ne dispose pas de fonds disponibles .Pourquoi engager les sélections en compétition officielle si on ne peut tenir les engagements pour lesquels la tutelle doit son existence ?

Il ne peut y avoir de Ministère de sport sans fédération sportive et athlètes . On a cru bon que les révélations du quotidien l’union dans un article de presse encore récent sur la dette à l’endroit de Omed voyage devait pousser le ministère concerné à revoir sa copie et son mode de fonctionnement lorsqu’il s’agit des intérêts de la nation , mais hélas.

Le chemin de croix des fédérations sportives est très loin de s’achever . Tenez-vous bien , la sélection nationale gabonaise de Ju-jitsu se trouve au Maroc depuis quelques heures où elle va prendre part aux championnats d’Afrique . Les mêmes méthodes ont été employées’ Aucune prime de servitude à l’ensemble de la délégation gabonaise ‘ . On s’interroge sur quelle restauration des institutions parlent on , si un compatriote qui est envoyé à l’extérieur pour défendre les couleurs nationales n’est pas en mesure de pouvoir bénéficier du strict minimum, à quoi peut-on s’attendre en termes de résultats ?

Le stress permanent

Le Gabon est unique en son genre et reste apparemment l’une des rares nations , où l’argent se fait toujours rare à la veille d’une compétition , alors que chaque fédération sportive a pris le soin de communiquer au ministère des sports son calendrier annuel de compétition à chaque début de saison.

Aujourd’hui et depuis presque cinq (5) ans , il n’y a que le football qui se joue . Qu’en est-il des autres disciplines sportives dont les compatriotes ont fait le choix de pratiquer ? La meilleure , toutes sont livrées à elles-mêmes sans accompagnement de l’État .

Comment comprendre que les agents commis de l’État et qui exercent le service public remplissent les hôtels et les avions lors des matchs des Panthères avec un seul motif se faire de l’argent et bénéficier des primes , alors qu’ils n’ont aucun rôle administratif à jouer à Franceville et à l’extérieur du pays ? La dépense occasionnée à travers le paiement des primes de ce nouveau modèle de voyous de la République ne peut-elle pas servir à redémarrer les activités sportives de quelques fédérations à l’exemple du ‘ tennis de table , volley-ball, handball et les sports de combat’ .

La redéfinition du sport dans notre pays et la ligne directrice que le gouvernement de la République attend des sportifs gabonais doit être palpable et visible à travers un investissement conséquent qui passe par la détection des jeunes et la pratique obligatoire du sport dès le pré-primaire afin de susciter des vocations dans certaines disciplines sportives , puis la formation des cadres dans le domaine de l’administration sportive , cela évitera les déboires que le sport gabonais connait aujourd’hui à tous les niveaux , car nombreux ignorent la gestion de la ressource humaine .

Par Xavier Pérez

Euphrem Biyogo

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