CHAMPIONNAT D’AFRIQUE À LIBREVILLE : LE GABON JOUER A-T-IL LA HONTE OU L’HONNEUR ?

CHAMPIONNAT D’AFRIQUE À LIBREVILLE : LE GABON JOUER A-T-IL LA HONTE OU L’HONNEUR ?

À 1 mois du coup de gong, Paul Kessany fait attendre la fédération pendant que l’IBA menace de sanctions

Libreville, 12 juin 2026 ( Cafesportplus.ga)-La capitale Gabonaise s’apprête à vivre une première historique. Du 20 au 28 juin 2026, le Palais des Sports doit accueillir le championnat d’Afrique de boxe zone 3, elite messieurs et dames . Première compétition internationale sous la 5e république . Première vitrine du Régine d’Oligui Nguema,un an après son arrivée.

Sauf que sur le ring, le vrai combat n’a pas encore commencé. Et le Gabon risque le K.O. technique.

Un ministre absent, une fédération en détresse

Le dossier est pourtant sur le bureau du ministre des Sports, Paul Kessany, depuis avril dernier. Un mois avant le gong, la réponse tarde. Pas de Palais des Sports attribué. Pas de bus de la CAN débloqués. Rien.

Pourtant les confirmations pleuvent : Congo Brazzaville, RDC, Cameroun, RCA, Guinée Équatoriale, Kenya, Burundi… Tous ont répondu présent. Tous, sauf le pays hôte.

Au camp d’entraînement, le DTN Dieudonné Mefagué « tire le diable par la queue » avec une poignée de boxeurs. Sans salle, sans matériel, sans visite officielle du ministère. La question brûle : les Panthères du foot seraient-ils dans ce cas de figure ? La réponse coule de source.

Le spectre des sanctions de l’IBA

L’International Boxing Association Afrique ne plaisante pas avec les cahiers des charges. Source proche du dossier : si Libreville ne tient pas ses engagements, le Gabon s’expose à des sanctions lourdes. Retrait de l’organisation, amende, et mise au ban des compétitions africaines pour des années.

Un camouflet diplomatique en pleine 5e République. Un an après l’accession d’Oligui Nguéma, le Gabon donnerait l’image d’un pays incapable d’organiser hors football.

La boxe, sport « oublié » mais historique

Ironie du sort : la boxe est l’un des sports qui a forgé l’identité sportive gabonaise. De Joseph Bessala aux frères Boussougou, le « noble art » a offert au pays ses premières gloires continentales et olympiques. Aujourd’hui, il mendie une salle.

« Deux poids, deux mesures », soufflent les acteurs de la discipline. Quand les Panthères se regroupent à Libreville, la direction générale des Sports est en effervescence. Quand les boxeurs transpirent dans des conditions précaires, le silence du ministère est assourdissant.

Le chrono tourne

J-8 avant le 20 juin. Le Gabon est au pied du mur. Va-t-il débloquer en urgence, comme souvent à la dernière minute, pour sauver la face ? Ou laisser filer l’opportunité de prouver que la 5e République sait rayonner au-delà du ballon rond ?

Entre l’honneur d’accueillir l’Afrique et la honte d’un désistement, le choix appartient à Paul Kessany.

Par Xavier Perez

Euphrem Biyogo

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *