STADE DE FRANCEVILLE : LE BLACK-OUT DE TROP QUI FAIT HONTE AU GABON !

STADE DE FRANCEVILLE : LE BLACK-OUT DE TROP QUI FAIT HONTE AU GABON !

Libreville, 3 octobre 2026 ( Cafesportplus.ga)- L’incident de Franceville, lors de la 2e journée des éliminatoires de la CAN 2027 opposant le Gabon au Niger, cache en réalité un malaise profond sur la gestion de la chose publique au Gabon . Lors de ce match , le Stade est resté plongé dans le noir Pendant une dizaine de minutes alors que la rencontre se disputait .À cause de l’improvisation dans la préparation de ce rendez-vous, le Gabon a été une fois de plus la risée de millions de téléspectateurs à travers le monde.

Pour rappel, le stade de Franceville, également connu sous le nom de stade de la Rénovation, a subi ses plus grands travaux de rénovation et d’extension entre 2010 et 2011, en amont de la Coupe d’Afrique des Nations 2012.

Dès 2005, la construction initiale de l’enceinte débute, puis quatre ans plus tard est lancée la première phase de rénovation. Cet élan va se poursuivre en 2010-2011 avec des travaux majeurs d’extension et de modernisation pour porter la capacité à environ 22 000 places et couvrir les tribunes en vue de la CAN 2012. Janvier 2012, réouverture officielle du stade rénové à l’occasion d’un match amical entre le Gabon et le Soudan.

Après la CAN 2012 et 2017, les stades sont placés sous le contrôle des agences mises en place à l’époque. Celles-ci avaient pour rôle d’entretenir les infrastructures et de préparer les évènements sportifs. À cette époque, aucun incident lié à un quelconque dysfonctionnement n’avait été enregistré.

Arrive ensuite la dissolution desdites agences avec la création de l’Office National de Développement du Sport et de la Culture (ONDSC). Une arrivée saluée par tous. Sauf que ce nouveau-né va avoir à sa charge la gestion de toutes les infrastructures sportives héritées des deux CAN.

Certes, les responsables de l’ONDSC ont la volonté de bien faire, mais ils butent sur des difficultés de trésorerie. Rien ne peut se faire sans l’aval de la tutelle, notamment en termes d’exécution des tâches régaliennes permettant le relooking des stades avant, pendant et après un évènement. Tout semble concentré derrière la Place des Fêtes du bord de mer.

L’incident survenu au stade de Franceville le 29 septembre vient tout simplement rappeler que tout ce qui avait été annoncé à la veille de cette opposition entre le Gabon et le Niger était probablement un gros mensonge sur la qualité de l’infrastructure.

On a vanté tout haut la qualité de la pelouse et de l’éclairage du stade Rénovation, chacun peut tirer une conclusion au regard des images qui ont fait le tour du monde.

La pelouse a été scandaleuse. « Comment peut-on se permettre d’arroser une pelouse à quelques heures du coup d’envoi, lorsqu’on sait que 24 heures avant il a plu des tonnes d’eau sur Franceville ? », s’est étonné un observateur sous anonymat. Et le même de poursuivre : « Le stade de Franceville fonctionne avec son propre groupe électrogène et durant cette rencontre les décideurs auraient décidé de se priver du réseau d’alimentation de la SEEG. Pour un réservoir du groupe électrogène qui a une capacité de 30 000 litres en plein régime, seulement moins de 1 500 litres auraient été mis dans le réservoir pour servir pendant les préparatifs et le jour du match. On peut s’attendre à quoi ? »

Il faut noter que la visite du stade Rénovation a été effectuée à la veille de l’incident par le patron du sport au Gabon en l’absence des responsables de l’organe technique qu’est la FEGAFOOT.

Conséquence, l’éclairage a connu une nouvelle coupure le 29 septembre lors de Gabon – Niger comptant pour les éliminatoires de la CAN 2027. L’enceinte a été temporairement plongée dans l’obscurité en plein match, provoquant une suspension provisoire avant le retour progressif de la lumière.

Origine de la panne : selon les précisions communiquées par la SEEG, le stade reposait au moment des faits sur son dispositif d’alimentation autonome (groupes électrogènes) prévu pour la rencontre internationale, et non sur une défaillance directe du réseau public. Les équipes de la SEEG sont intervenues sur place pour appuyer le rétablissement et sécuriser la continuité de l’événement.

Ce dysfonctionnement rappelle un incident similaire survenu en juin 2024 lors d’une précédente rencontre internationale entre le Gabon et la Gambie, remettant en cause la fiabilité sur le long terme des équipements de secours autonomes du stade.

Selon une source, la cuve de carburant du groupe électrogène, qui peut contenir jusqu’à 30 000 litres, n’aurait plus subi de travaux de maintenance depuis plusieurs années. Le Gabon a été la risée du monde pendant plusieurs minutes et cette cabale se poursuit sur les réseaux sociaux.

Les responsables gagneraient à passer aux actes concrets que tenté de se justifier devant les médias sur les faits que l’opinion a vécue et en souffre jusqu’aujourd’hui.

Par Xavier Perez

Euphrem Biyogo

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